Indice des dettes à la consommation de MNP : Emploi et revenus – Les Canadiens préoccupés par la montée de l’IA et l’incertitude sur le marché du travail
- Plus de la moitié (55 %) des Canadiens actifs sur le marché du travail sont préoccupés par leur mobilité professionnelle et leurs perspectives de carrière. Cette proportion grimpe à trois sur cinq chez les membres de la génération Z (60 %) et de la génération Y (59 %).
- Près de la moitié (47 %) des Canadiens affirment avoir tenté de gagner un revenu supplémentaire par divers moyens : vendre des biens en ligne, acquérir de nouvelles compétences, occuper un deuxième emploi, tirer un revenu d’un passe-temps ou travailler à la pige.
- Plus de quatre Canadiens sur dix (42 %) craignent des effets négatifs de l’intelligence artificielle (IA) sur leur emploi ou leurs revenus. Plus de la moitié (54 %) affirment ne pas disposer d’économies suffisantes pour subvenir à leurs besoins ou à ceux de leur famille pendant six mois en cas de perte d’emploi, sans devoir emprunter ni accumuler des retards dans leurs paiements.
- Plus du quart (27 %) des travailleurs canadiens craignent les effets négatifs des droits de douane, des différends commerciaux ou d’une instabilité économique générale sur leur emploi ou leurs revenus.
CALGARY, Alberta, 05 oct. 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- Plus de la moitié (55 %) des travailleurs canadiens sont préoccupés par leur mobilité professionnelle et leurs perspectives de carrière alors que l’incertitude économique, les droits de douane, les tensions commerciales et la montée de l’intelligence artificielle (IA) transforment les possibilités d’emploi et de revenus. Selon le plus récent Indice des dettes à la consommation de MNP, plus de quatre Canadiens sur dix (42 %) craignent les effets négatifs de l’IA sur leur emploi ou leurs revenus. Sur cette toile de fond, plus de la moitié (54 %) affirment ne pas disposer d’économies suffisantes pour subvenir à leurs besoins ou à ceux de leur famille pendant six mois s’ils perdaient leur emploi, sans devoir emprunter ni accumuler des retards dans le paiement de leurs factures.
« Le fardeau de l’endettement peut sembler beaucoup plus lourd lorsque les Canadiens ne sont pas convaincus de pouvoir remplacer leurs revenus si un changement devait survenir dans leur situation professionnelle, déclare Grant Bazian, président de MNP Ltée, le plus grand cabinet spécialisé en insolvabilité au pays. Perte d’emploi, réduction d’heures ou baisse de salaire. Voilà ce qui peut vite mettre à mal les finances d’un ménage, surtout si le budget offre déjà peu de marge de manœuvre pour en absorber les conséquences. »
Près du quart (24 %) des Canadiens craignent les effets négatifs des droits de douane, des différends commerciaux ou d’une instabilité économique générale sur leur emploi ou leurs revenus. Cette proportion grimpe à plus du quart (27 %) chez les Canadiens qui sont actifs sur le marché du travail.
Un tiers (32 %) des travailleurs craignent de ne pas trouver un nouvel emploi offrant une rémunération et des avantages sociaux comparables. Près du quart (23 %) s’inquiètent du nombre limité de possibilités d’emploi dans leur domaine ou leur secteur d’activité.
Au Canada, ces préoccupations se traduisent également par une plus grande hésitation des travailleurs à changer d’emploi. Un quart (25 %) des travailleurs canadiens affirment hésiter à quitter leur emploi actuel en raison de l’incertitude qui règne sur le marché du travail. Un travailleur sur cinq (19 %) estime que sa sécurité d’emploi est plus fragile qu’il y a un an. Environ la même proportion (20 %) voudrait changer d’emploi, mais ne dispose pas d’une sécurité financière suffisamment solide pour courir le risque d’une période de revenu réduit ou nul.
La mobilité professionnelle et les possibilités de carrière limitées préoccupent davantage les jeunes : trois membres de la génération Z sur cinq (60 %) et trois membres de la génération Y sur cinq (59 %) expriment des inquiétudes à cet égard, comparativement à plus de la moitié (55 %) des répondants de la génération X et à environ un quart (26 %) des baby-boomers.
« Changer d’emploi peut s’accompagner d’une période d’incertitude quant au salaire, aux avantages sociaux ou le temps qu’il faudra pour trouver un nouvel emploi, confie M. Bazian. Même une brève période sans revenu peut entraîner des conséquences financières importantes pour quelqu’un qui compose déjà avec des dettes. Certaines personnes pourraient hésiter davantage à changer d’emploi lorsqu’elles ne sont pas convaincues de disposer de la marge de manœuvre financière nécessaire pour tenir jusqu’à ce qu’elles trouvent un nouvel emploi. »
L’Indice des dettes à la consommation de MNP s’établit à 95 points, en hausse de 4 points, bien que la confiance demeure en deçà de ses niveaux historiques. En dépit de cette amélioration, plus de deux Canadiens sur cinq (44 %, -2 points) déclarent être chaque mois à 200 $ ou moins de l’insolvabilité.
Plus d’un tiers (36 %, +2 points) des Canadiens ne sont pas convaincus de pouvoir s’en sortir en cas de perte d’emploi, de baisse salariale ou de baisse de revenus saisonniers sans s’endetter davantage. Un tiers d’entre eux (34 %, +1 point) doutent de pouvoir composer financièrement avec une maladie qui les empêcherait de travailler pendant trois mois. Trois répondants sur dix (29 %, +1 point) ne pensent pas pouvoir assumer les coûts d’une réparation imprévue ou du remplacement de leur véhicule.
Près d’un quart (23 %) des Canadiens se disent inquiets de l’incidence potentielle de l’IA sur leur carrière. Cette proportion grimpe à plus d’un quart (27 %) chez les travailleurs canadiens. Parmi ceux-ci, un répondant sur sept (14 %) craint que l’IA ne réduise l’utilité de certaines de ses compétences. Ce pourcentage s’élève à près d’un sur cinq (17 %) chez les travailleurs canadiens. Des proportions presque égales de ce groupe craignent que l’IA ne vienne réduire leurs revenus, leurs heures ou leurs perspectives de progression salariale (16 %), ou limiter les possibilités d’emploi dans leur domaine (15 %).
Près de la moitié des Canadiens (47 %) affirment avoir tenté de gagner un revenu supplémentaire par divers moyens, signe d’une tendance plus générale aux revenus d’appoint. La stratégie la plus courante (21 %) consiste à vendre des biens sur des plateformes comme Facebook Marketplace, eBay ou Etsy. Par ailleurs, une personne sur dix (11 %) affirme avoir acquis de nouvelles compétences pour accroître ses chances sur le marché du travail. Près d’un répondant sur dix (9 %) affirme avoir occupé un deuxième emploi, tiré un revenu d’un passe-temps, d’une compétence ou d’un projet personnel (9 %), ou travaillé à la pige ou sous contrat (8 %).
Au Canada, plus d’un membre de la génération Z sur cinq (22 %) affirme avoir acquis de nouvelles compétences pour accroître ses chances sur le marché du travail. Un tiers (34 %) des membres de la génération Y affirment avoir vendu des biens en ligne, contre une personne sur cinq (21 %) pour l’ensemble des Canadiens. Les membres de la génération Z sont également plus susceptibles d’affirmer occuper un deuxième emploi (16 %), exploiter une entreprise secondaire (10 %), tirer un revenu d’un passe-temps ou d’un projet personnel (14 %), ou recourir à l’IA pour générer des revenus (9 %).
« La montée de l’IA vient ajouter de l’incertitude quant à la façon dont les gens travaillent et aux revenus qu’ils pourraient gagner à l’avenir. En même temps, bon nombre de Canadiens cherchent à diversifier leurs sources de revenus, souligne M. Bazian. Il existe toutefois une différence marquée entre gagner un revenu supplémentaire pour améliorer sa situation financière et en dépendre pour joindre les deux bouts. Si une personne multiplie ses heures de travail sans que ses dettes diminuent, il pourrait être utile d’examiner si son revenu régulier lui permet réellement de gérer son niveau d’endettement global. »
Bon nombre de Canadiens continuent de subir des pressions financières, même si la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %. Trois personnes sur cinq (61 %, -1 point) ont encore besoin que les taux d’intérêt diminuent pour pouvoir souffler un peu et plus de la moitié des répondants (51 %, -2 points) craignent d’éprouver des problèmes financiers advenant une hausse des taux. Plus de quatre répondants sur dix (43 %, -2 points) s’inquiètent de leur capacité à rembourser leurs dettes, même si les taux d’intérêt venaient à diminuer. Un répondant sur cinq (22 %, +1 point) estime pouvoir payer 130 $ de plus par mois en intérêts sur ses dettes, tandis que plus du tiers (35 %, inchangé) est d’avis contraire.
« Une baisse des taux d’intérêt viendrait alléger la pression financière qui pèse sur de nombreux ménages. Toutefois, elle ne constitue pas un remède miracle pour les personnes déjà aux prises avec des dettes, souligne M. Bazian. L’inquiétude qu’éprouvent encore quatre Canadiens sur dix à l’égard de leur capacité à rembourser leurs dettes, même advenant une baisse des taux d’intérêt, révèle que le problème dépasse, pour bien des gens, le simple coût de l’emprunt. Même si une baisse des taux peut alléger une partie de la pression financière, elle pourrait ne pas suffire à elle seule à régler un niveau d’endettement devenu difficile à gérer. »
Selon M. Bazian, les Canadiens endettés n’ont pas besoin d’attendre d’avoir manqué des paiements pour évaluer si leur situation est viable. Comprendre le montant de ses dettes, les coûts mensuels qui y sont associés et la capacité du ménage à absorber une baisse de revenu permettent de repérer les signes de tension financière avant que la situation ne s’aggrave.
Un syndic autorisé en insolvabilité peut aider une personne à examiner ses revenus, ses dépenses et ses dettes, ainsi qu’à comprendre les options d’allègement de la dette qui pourraient lui convenir. Une personne qui consulte un syndic autorisé en insolvabilité n’a pas nécessairement décidé de déclarer faillite ou de présenter une proposition de consommateur. Cette démarche permet simplement d’obtenir un meilleur portrait de ce qui est financièrement viable et de connaître les solutions offertes.
« Les problèmes d’endettement ne commencent pas toujours par un paiement manqué, explique M. Bazian. Une personne pourrait respecter ses obligations mensuelles sans pour autant constater une diminution marquée du solde de ses dettes. Avoir l’heure juste sur les solutions qui s’offrent à elle peut l’aider à déterminer ce qui est réaliste et ce qui doit changer si les soldes ne diminuent pas malgré des efforts soutenus. »
Les syndics autorisés en insolvabilité sont les seuls professionnels sous réglementation fédérale pouvant offrir aux particuliers des solutions à leur endettement, notamment la proposition de consommateur et la faillite, et faire cesser les appels désagréables des créanciers. L’équipe de syndics autorisés en insolvabilité de MNP offre des consultations gratuites aux Canadiens aux prises avec de sérieux problèmes financiers. Elle a comme mandat de leur fournir des conseils impartiaux, de les aider à mieux comprendre leurs droits et de les orienter vers la meilleure voie à suivre.
À propos de MNP Ltée
MNP Ltée, division du cabinet comptable national MNP S.E.N.C.R.L., s.r.l., est le plus important groupe de professionnels en insolvabilité au Canada. Depuis plus de 50 ans, son équipe chevronnée de conseillers et de syndics autorisés en insolvabilité travaille avec les particuliers pour les aider à surmonter leurs difficultés financières et à reprendre leurs finances en main. Comptant plus de 240 bureaux d’un océan à l’autre, MNP aide chaque année des milliers de Canadiens aux prises avec d’importants problèmes d’endettement. Visitez notre site Web au MNPdettes.ca pour communiquer avec un syndic autorisé en insolvabilité ou utiliser gratuitement nos outils d’autoévaluation de l’endettement. Abonnez-vous à notre capsule Parlons dettes en trois minutes pour obtenir régulièrement des conseils pratiques sur la gestion des dettes et les finances personnelles.
À propos de l’Indice des dettes à la consommation de MNP
L’Indice des dettes à la consommation de MNP permet de prendre le pouls des Canadiens à l’égard de leur endettement, en plus de mesurer leur capacité à payer leurs factures et à faire face aux imprévus et aux hausses de taux d’intérêt sans risquer l’insolvabilité. Réalisé par Ipsos et mis à jour chaque trimestre, cet indice est l’un des baromètres les plus fiables de la situation financière des Canadiens.
Maintenant à sa 38e édition, l’Indice a connu une hausse de quatre points depuis le dernier trimestre pour ressortir à 95 points. Consultez MNPdettes.ca pour en savoir plus.
Les résultats du sondage ont été compilés par Ipsos, pour le compte de MNP, entre le 1er et le 8 septembre 2026. Dans le cadre de ce sondage, un échantillon de 2 001 Canadiens d’au moins 18 ans ont été interrogés. Une pondération visant à équilibrer les données démographiques a ensuite été réalisée pour s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population adulte selon les données du recensement et pour fournir des résultats représentatifs de l’ensemble de la population. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas présent, les résultats se situent à plus ou moins 2,7 points de pourcentage, 19 fois sur 20, de ceux qui auraient été obtenus si tous les adultes canadiens avaient pris part au sondage. L’intervalle de crédibilité sera plus large parmi les sous-ensembles de la population. Tous les questionnaires et sondages peuvent être affectés par d’autres types d’erreurs, notamment l’erreur de couverture et l’erreur de mesure.
RENSEIGNEMENTS
Grant Bazian, PAIR, SAI
Président, MNP Ltée
1 877 363-3437
grant.bazian@mnp.ca
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